MES RECUEILS

En images et mots :
Rêvesland, Opus 1

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Juste en mots :
"Les Chants d'Ailes"

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soleil.jpg

Au goût de son écume rose
C'est le coeur qui monte à la tête
Et tous les mots dont on s'entête
Se noient dans ceux qu'elle y arrose

La robe fluide aux tons vermeils
De la liqueur d'être amoureux
Habille en tissu capiteux
Tous les songes qui s'ensoleillent

Alors dans un sourire hilare
S'envole le sifflet d'un merle
Filet qui s'enfle et qui déferle
Sur le monde sans crier gare

Prise entre nos respirations
La brise se change en nectar
Qu'allume le feu des pétards
Jetés de chaque pulsation

Et nous regardons chaque jour
Comme le plus beau des trésors
Avant n'était que pas encore
Et maintenant dure toujours

par Frederianne publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Ptitesplumes.jpg

 

S’éveillant tout au bord de l’à-pic d’un glacier
Là où ne parvient plus qu’une aube latérale
Et si haut que plus rien ne s’étale à ses pieds
Si ce n’est du néant l’immensité létale
 
Il arrache ses serres hors du piège du gel
Depuis bien trop longtemps demeurées immobiles
Pour la première fois il anime ses ailes
Endolories de froid et d’émoi difficiles
 
Puis tendu contre vent lentement il s’enlève
Et par delà les terres et au delà des brumes
La houle danse en bas le chaos de ses rêves
Il sent au fond de lui que du désir s’exhume
 
Le vœu secret qu’un jour au sortir de la neige
Il irait se poser près d’un autre aigle blanc
Qui aux abords du lac errant seul sur la berge
L’attend pour s’envoler sous la lune d’argent
par Frederianne publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Ptitesplumes.jpg
S'entrouvre une brèche
Parmi les broussailles
Où des fleurs fraîches
Rient de la grisaille

Du bonheur l'indice
Dans la vie confuse
Souviens-toi jadis,
de la joie diffuse

Le coeur pimenté
D'une chaleur forte
Prise à la gaité,
Qui tant réconforte

Vois les broderies
Mise à ton bouquet
De tes rêveries
Ouvre le loquet

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par Frederianne publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Ptitesplumes.jpg

Voici qu'imperceptiblement
S'embrase l'air d'un souffle d'or,
Alors je sens l'instant venu.

L'azur est dur, intense et pur,
Son haleine a pris ses murmures
Dans les soupirs bleus d'un glacier.

Je cours au devant des collines,
Où de ces courbes de guarrigue,
Parmi le vert de la bruyère,
Pointent des blancheurs acérées.

Sous la douce lueur cuivrée
Où devient l'ombre un peu plus brune,
Mon pas gravit la fine sente
Au flanc de cette pente aimée,
Jusqu'à m'asseoir au plus haut roc,
Sous ces rafales emportées,
Qui inlassables de caresses,
Ont usé le bout des sommets.

Et j'étends mon regard au loin
Vers le gigantesque horizon,
Où quelques dentelles bouffantes
D'un délicat lit de nuage
Pendent au dessus de la mer.

J'assiste au couchant du Soleil,
posant la rouge incandescence
De sa magnifique couronne,
Tandis qu'à travers la lumière
S'élève le vol d'un faucon.

Lentement pour mon être infime,
Je vis le coucher de la Terre
Car je me détourne avec elle,
Contre son sein, vers les ténèbres.

Alors dans l'air à nouveau bleu,
Je m'élance au long des chemins
Pour m'absorber dans l'harmonie
Que chaque couleur aiguisée
Exacerbe dans les contours.

Et juste au sortir d'un virage,
Je rencontre au ciel indigo,
Comme émanant d'un blanc rocher,
Le disque parfait de la Lune.

Elle est dans toute sa rondeur
Pleine de la lumière ardente
De ce jour qui s'est retiré,
Elle est de toute sa présence
Celle qui berce dans sa ronde
La danse et la beauté du monde.

Tandis que la nuit sous mes pas
Efface le bord des sentiers,
Je redescends vers la vallée
Avec l'amour à fleur de coeur...
.
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par Frederianne V. publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Ptitesplumes.jpg

Une fine pluie
Toute en perles d'ennui gris
Pleure des petits bruits

Le vent de sortie
Siffle dans le noir de nuit
D'ivres mélodies

Sur leurs sons unis
Vous vous êtes endormis
Bonne et douce nuit

Sur leurs sons unis
Que vos rêves soient jolis
Bonne et douce nuit
.
.
(Pour Papier Libre, la nouvelle consigne de Nath)

Ptitesplumes.jpg

 

par Frederianne V. publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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(Le tableau "Volutes" est accompagné d'un extrait du poème "Dormir", que j'avais publié sur un deuxième blog. Fermant cet autre lieu au profit d'ici, voici une autre version du tableau, et le poème dans son intégralité. )
:

Volutes.2.jpg

J’aimerais un peu fermer mes yeux trop lourds 
De ce qu’ils ont vu sans le vouloir toujours, 
Simplement baisser les rideaux du regard, 
M’asseoir dans l’oubli, m’alanguir à l’écart, 
Dessiner gaiement des vides intérieurs, 
Sans penser à rien le temps de quelques heures, 
.

J’aimerais un peu fermer mes yeux trop lourds,
Même si dehors il fait encore bien jour,
Ignorer le monde et tout ce qu’il s’y passe,
M’enfuir en riant de tout ce qui m’agace,
Pour laisser couler entre mes deux oreilles
Le calme paisible d’un léger sommeil,
 .
J’aimerais un peu fermer mes yeux trop lourds,
Puis, sous mes paupières, les détourner pour
Les rouvrir en grand à la porte des rêves,
Entrer souriant comme on signe une trêve,
Faire un joli songe avec un cœur d’enfant,
… … … … … … … … …
par Frederianne V. publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Ptitesplumes.jpg
La petite plume oeuvre jusqu'au matin.

Oh, n'être dans l'éther
Que l'éclair éphémère
Qui aussitôt s'éteint,
Et sans laisser de traces
A travers temps passer,
Figé dans la douleur et par un mal étreint ?

Refermer le cratère,
Au volcan des ardeurs,
Sentir les éruptions
Exploser ses entrailles,
Mais se mettre à l'abri
De toute condamnation
Concernant les ravages de sa lave en fusion ?

La petite plume oeuvre jusqu'au matin,
Noircissant, laborieuse,
Tous les feuillets du monde.

Et n'être dans le livre
Que cette page blanche,
Où le seul mot qui sonne est le glas du silence,
Garder muets les autres
Si au bout de l'écrit
La seule encre qui coule est rouge de son sang ?

Et ne jamais dénouer ses lacets intérieurs,
Succombant à la peur
Qu'en poussière ne tombent
De trop vieilles images,
Pour les vautours faciles
A disperser de l'aile ?

La petite plume oeuvre jusqu'au matin,
Et rien
Ne s'éparpille au vent.

Et mettre son trésor, scellé, dans un cercueil,
Puis le jeter au fond d'un océan de larmes,
Fait de l'eau et du sel que l'on n'a pas pleurés
Et qui de jour en jour a innondé son âme,
Pour le garder jaloux, perdu, à jamais sien,
Sans que nul ne puisse estimer ces joyaux,
Les laisser, les aimer, ou leur faire un écrin ?

La petite plume oeuvre jusqu'au matin,
Noircissant, laborieuse,
Tous les feuillets du monde.

Et n'être dans le livre
Que cette page blanche,
Où le seul mot qui sonne est le glas de l'absence,
Absence de ces yeux qui pourraient s'y poser
Et comprendre le sens de tout ce qui se tait ?

Oh, bâtir de son coeur comme une forteresse
Dont les murs insondables
Protègent ses secrets,
Château fort inviolable
Dans lequel se terrer ?

La petite plume oeuvre jusqu'au matin,
Et rien
Ne s'éparpille au vent.
Ptitesplumes.jpg

par Frederianne V. publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Ptitesplumes.jpg
Balles de foin et lune bleue,
Blonds et mutins luisent les feux,
Tapent les mains, gais sont les jeux,
A peine si j'en crois mes yeux !

Un fumet doux, un fifre fou,
Des cheveux roux qui se secouent,
Cri de hibou, et pour le coup
mes sens sont sens dessus-dessous !

Courte distance, et d'innocence
Si je m'avance est-ce démence ?
Un tambour lance une cadence,
Des bras m'emportent dans la danse !

Le long des sons, tout tourne en rond,
Tâches de son, tout se confond,
Une aile m'enlace
Et mes pensées glissent...
Elles s'effacent
Dans le délice !

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par Frederianne V. publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Ptitesplumes.jpg

Nous guettions de la lune une lueur fugace,
Par une fente au ciel sous le vent découverte,
Pour que nos pas légers et furtifs aient l'audace
De se frayer chemin parmi les feuilles vertes.
 
Nous quittions les sous-bois dans la nuit silencieuse,
Vers la grande clairière où le vieux chêne austère
Nous prenait dans les bras de ses branches noueuses,
Pour du chant du hibou écouter les mystères.
 
Tous les autres arrivaient, de tous les coins de l'herbe,
L'entendre auprès de nous avant qu'il ne s'envole,
Alors sous les étoiles, au son clair et superbe
Des flûtes enjouées tournaient nos farandoles.
 
Il y avait dans l’humus les parfums de l’automne,
Et frémissant au vent, des fleurs de toutes parts,
Habitant les forêts, sous leurs riches couronnes,
Nous étions les seigneurs d’un château sans remparts.
 
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par Frederianne V. publié dans : Poésies communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Je ne suis plus qu’une plume
Emportée dans ton envol
Qui chavire aux battements
Du va et vient de tes ailes
Au souffle des bercements
Virevoltent les duvets
A la hampe de mes sens
 
Plume
Plane
La lune est pleine
Et le ciel est en bas
 
Je ne suis plus qu’une plume
Inclinée contre ta main
Qui s’élance et que tu plonges
Dans l’encrier de l’amour
Et s’écrivent sous tes doigts
Des poèmes de plaisir
A la pointe de mes sens
 
Plume
Plane
La lune est pleine
Et le ciel

Le ciel est en bas

Ptitesplumes.jpg

par Frederianne V. publié dans : Poésies
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