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Tu dis toujours qu’il fait meilleur
Là-bas, n’importe où, mais : ailleurs !
Pourvu qu’il y ait du soleil !
Que nul ne courre après l’oseille !
Et qu’il n’y en ait pas, d’abord !
Que les gens aient le rythme au corps !
Qu’il ne vivent qu’au jour le jour !
Ah, n’avoir plus le cœur autour
De ce tic-tac qui le morcelle
Mais sentir qu’un tam-tam l’appelle !
Et moi, je me demande encore
Ce que t’importe le décor :
Pourquoi ne danserais-tu pas
Quand vient l’envie ici ou là,
Pourquoi si l’heure t’exaspère
Ne l’enverrais-tu pas en l’air ?
Prends donc un tam-tam sous tes doigts,
Redonne à ton cœur tous ses droits :
Je crois qu’ici, le plus grand drame,
C’est que tu n’y mets pas ton âme !
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J'ai traversé le monde de monts en vallées,
Ne trouvant ça et là que du néant la trace,
Ecoutant souvent ceux qui stoppaient mes foulées
Pour les faire tourner dans leurs palais de glace,
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Secrète désuétude de quelques matins clairs
Epars dans le chaos des innombrables autres,
Quand pourtant le tonnerre roule encore son éclat
Au delà des regrets lorsque vient l’heure ultime,
Comment donner au jour sa magie intrinsèque,
Découverte en son sang en un instant suprême,
Tandis que le manège vient broyer dans les dents
De ses maudits rouages de trop nombreux instants ?
Viens me donner du rêve, pour que je l’assassine,
Cette infâme routine qui se suspend sans cesse
Au travers du hasard comme une ombre mortelle,
Et pour que de sa peau je tanne une parure,
Dorée de la lumière ressentie des soleils,
Que j’étendrai au ciel lorsque le jour est gris
Pour qu’il n’existe plus.
Toujours.
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NOTES :
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