MES RECUEILS

En images et mots :
Rêvesland, Opus 1

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Juste en mots :
"Les Chants d'Ailes"

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Maléfice déchu en deça du chaos !
Chant scandé d’absolu !
Au cosmos disjoint, l’embrasure inamovible
Ne masquera plus rien
Du tout.
 
Les périanthes inclinés des lits nénuphars
Exhalent leur effluve,
Leur arôme s’enroule, puis s’élève en spirale,
Et leur flaveur embaume
Partout.
 
Et devant le chambranle, se scindent les boucles,
Enflées d’être fermées,
A chaque extrémité s’incurve un pôle inverse,
Qui se joint à l’hélice,
Itou.
 
Absorbante luisance, estompée d’une bruine
Faite de bris stellaires,
Aussi fine que l’est cette longue ouverture
Par laquelle tout passe,
Oui, tout.
 
Palpitation bienfaisante, vitale amplitude !
Quitter le joug mortel
Qui ligotait la nuit loin de ce jour divin,
Et de l’infinité,
Surtout.
 
Saisir la croix du soir entre deux doigts habiles,
Et faire tourner les aubes,
Jusqu’à n’en plus finir d’aimer, et de sentir,
La puissante valeur
Du Tout…
 
Les semences de pleurs ont été arrosées,
Jusqu’à les faire pourrir,
Jusqu’à croire à leur perte sous le gel hiémal,
Mais mûrissent les fruits,
Partout !

 

par Frederianne V. publié dans : Poésies
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par FredeeVe publié dans : Poésies
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par FredeeVe publié dans : Poésies
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Tu dis toujours qu’il fait meilleur
Là-bas, n’importe où, mais : ailleurs !
Pourvu qu’il y ait du soleil !
Que nul ne courre après l’oseille !
Et qu’il n’y en ait pas, d’abord !
Que les gens aient le rythme au corps !
Qu’il ne vivent qu’au jour le jour !
Ah, n’avoir plus le cœur autour
De ce tic-tac qui le morcelle
Mais sentir qu’un tam-tam l’appelle !
 
Et moi, je me demande encore
Ce que t’importe le décor :
Pourquoi ne danserais-tu pas
Quand vient l’envie ici ou là,
Pourquoi si l’heure t’exaspère
Ne l’enverrais-tu pas en l’air ?
Prends donc un tam-tam sous tes doigts,
Redonne à ton cœur tous ses droits :
Je crois qu’ici, le plus grand drame,
C’est que tu n’y mets pas ton âme !

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par FredeeVe publié dans : Poésies
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Sur ma peau l’ombre allume une flamme étoilée
Je sens glisser les dunes de son ambre légère
Et lentement s’ouvrir le diadème du temps
Au travers de la brise je hume la saveur
D’une étole de vent aux épaules posée
Tandis qu’à la torpeur s’entrouvre la lumière
Provenant des runes et susurrant l’extrême
La quintessence même des diamants antérieurs
Nulle sombre turpitude ne vient troubler l’empreinte
Apposée sur mon cœur aux tambours graves et longs
Car au seuil je me trouve par le seuil je franchis
De quelques pas ailés les sols des rubans d’or
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par FredeeVe publié dans : Poésies
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J'ai traversé le monde de monts en vallées,
Ne trouvant ça et là que du néant la trace,
Ecoutant souvent ceux qui stoppaient mes foulées
Pour les faire tourner dans leurs palais de glace,

J'ai tant jeté de ponts sur de sombres rivières,
Quitté tant de rivages alourdis sous la boue,
Et tant de terres arides, que l'unique prière
Qui survit sur mes lèvres est de rester debout,
 
Debout pour que mes pas à jamais ne m'emportent
Vers d'autres lieux que ceux que j'ai cherchés toujours,
Cet endroit que je sais clos d'une seule porte,
Dont mon âme est la clef, et mon coeur le tambour.

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par FredeeVe publié dans : Poésies
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C'est un peu comme si autour de moi, le monde
Eveillait l'essentiel de ses couleurs profondes.
Sensuel et doux murmure insinué sous mon âme,
Tour à tour souffle ou cri qui s'envole ou s'enflamme,
 
Les images d'un rêve, esquissé d'un frisson,
Affleurent en mon esprit à chacun de ces sons.
 
Mes yeux alors se ferment, et mon corps engourdi,
Usé par les entraves de ces jours maudits,
S'alanguit et renaît, nourri de la puissance
Insufflée dans mes veines au rythme de la danse
Qui jaillit dans mes sens, et pénètre mon coeur.
Une note aprés l'autre apaise ma douleur,
Et je reçois la vie de chaque accord qui meurt.
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par Frederianne eV. publié dans : Poésies
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Si claire est la nuit,
Allongée je suis
Sur cette terrasse
Où je me prélasse
A perdre mes yeux
Dans le fond des cieux.
 
Allant du Serpent
A Aldébaran,
Du point d'Arcturus
Au bleu de Sirius,
Je quitte Procyon
Pour les feux d'Orion,
 
Sur la voie lactée
Je suis emportée
Laissant voyager
Mes rêves légers,
Admirant l'ailleurs
Devant sa splendeur.
 
Etoiles lointaines
Qui semblent si naines,
Géantes lucioles
Chargées de symboles
Et de magnifiques
Légendes antiques,
 
Je vois de Léda
Le cygne, et Véga
Du chant de sa lyre
Parle des satyres,
Je songe en extase
Au vol de Pégase...
 
Ciel illuminé,
Je suis fascinée
Par tant de merveilles,
Les sens en éveil,
Mes pensées désertent,
Paupières ouvertes...
 
(Qui sait si, par un drôle de hasard,
Je ne suis pas à fixer un regard,
Qui, à l'autre bout de la galaxie,
S'est mis à contempler l'espace aussi,
Et me détaille, en se demandant si
Ca fait longtemps que je l'observe ainsi ?)
 
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par Frederianne V. publié dans : Poésies
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Secrète désuétude de quelques matins clairs
Epars dans le chaos des innombrables autres,
Quand pourtant le tonnerre roule encore son éclat
Au delà des regrets lorsque vient l’heure ultime,
 
Comment donner au jour sa magie intrinsèque,
Découverte en son sang en un instant suprême,
Tandis que le manège vient broyer dans les dents
De ses maudits rouages de trop nombreux instants ?
 
Viens me donner du rêve, pour que je l’assassine,
Cette infâme routine qui se suspend sans cesse
Au travers du hasard comme une ombre mortelle,
 
Et pour que de sa peau je tanne une parure,
Dorée de la lumière ressentie des soleils,
Que j’étendrai au ciel lorsque le jour est gris
 
Pour qu’il n’existe plus.
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par FredeeVe publié dans : Poésies
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Ptitesplumes.jpg

J'ai de drôles d’idées
Dans le creux de mes rêves
Que j'avais cru laisser
Quelque part sur la grève,
Au bord du cours
Des jours,
Mais elles courent
Toujours.
 
Je suppose qu'une île
A dû être épargnée
Par l'eau sous mes cils
Qui voulait tout noyer
Au fond du cours
Des jours,
Enfouir pour
Toujours,
 
Et sans cesse et sans trêve
Vont ces vieilles pensées
Dans le creux de mes rêves
Quand je suis allongée
Au bord du cours
Des jours,
Elles, elles courent

Toujours.

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NOTES :

Cliquez ICI pour voir l'illustration "Nostalgie"

par Frederianne V. publié dans : Poésies
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