Je ressens de l’automne
Les reflets nostalgiques
De cuivré et de brique
Dansant contre les pluies
Je ressens de l’automne
Les accents émouvants
Des cycles qui se ferment
Pour s’ouvrir au printemps
Gonflé de l’espérance
D’un recommencement
Mieux que le précédent
Je ressens de l’automne
La joie des retrouvailles
De se serrer ensemble
Pour survivre à l’hiver
Je ressens de l’automne
Les légendes qui naissent
Et ce qui se déchiffre
Enfin au bout du temps
par Frederianne
publié dans :
Poésies
1
J’aime la brume, enlacée autour des arbres nus
Qui d’une langue humide lentement les caresse,
J’aime la brume, endormie, dans le creux des vallons,
Fécondant de rosée cette tendre émeraude,
Et son voile effilé, dérivant sur la terre,
Qui semble des légendes indiquer le sillage,
Comme pour insinuer qu’au détour du regard
Rode encore l’invisible.
J’aime la brume, flottant au dessus des marais,
Qui de son doigt spectral en maquille les ombres,
Dérobant les chemins aux pas des inconnus.
Et celle qui se lève sous les soupirs du vent,
Les ailes enivrées des encens de l’automne,
Révélant sous les pans de son chaste linceul,
L’éclat cuivré des feuilles, dans le lit du sentier.
J’aime la brume, alanguie dans les bras des buissons,
Dont la pâleur évoque un fantôme de lune,
Qui semble rappeler qu’en des nuits ancestrales,
Le hurlement des loups faisait hâter le pas.
J’aime la brume, tissant aux créneaux de la tour,
Sa féerie diaphane, redessinant les pierres,
Et qui noue d’un ruban, sur les feuilles du lierre,
La fraîcheur d’une aurore cueillie dans la rosée.
Et celle abandonnée en volutes de nacre,
En soupirs immobiles, étendus dans l’allée,
Qui semble être d’un rêve les lambeaux émouvants
Qu’on aurait posés là, pour ne pas oublier.
par FredeeVe
publié dans :
Poésies
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