J'ai vu venir le premier gris des frimas,
pleurant dans l'air comme des piquants d'étoiles.
Le tissu des feuilles avait soufflé sa poussière
aux ramures des arbres,
et les courbes de terre
avaient retrouvé leur marron des sources.
Alors, tandis qu'au ciel bleu cassé
la lueur du soleil s'éloignait pour un tour,
je me suis réfugiée
dans l'odeur rose café de tes bras.
pour sommeiller jusqu'au printemps,
sous les effluves de nos rêves colorés.

(écrit pour "les couleurs imaginaires" de Maline)
(Et magnifiquement illustré en "Rêves hivernaux" par France)