On dit que le bleu est rare, dans la nature.
Il y en a un peu sur les fleurs, un peu sur les ailes des papillons,
Un peu sur les plumes de quelques oiseaux,
Un peu dans les pierres,
Et si l’on cherche bien…
Voilà, oui, cherchons !
La quête ressemble à celle d’un trésor.
Le bleu est précieux.
Précieux, essentiel même,
On le respire…
Il est l’air, il est le ciel.
Le ciel, dans lequel on baigne tout entier.
(Car de nous, êtres debout,
Il n’y a guère que la plante de nos pieds qui ne s’y trouve pas)
Le ciel évoque la spiritualité. Et la paix.
L’air évoque la pureté. Et le bien être.
Il y a dans le bleu d’un rêve
Quelque chose qui élève, qui apaise, et purifie.
Mais si le bleu symbolise le divin, le bonheur, et la quiétude…
Pourquoi dit-on alors de la peur qu’elle est bleue ?
Peut-être parce que le bleu du ciel ramène à l’innocence première,
L’innocence, dénuée de tout artifice,
Un état brut, comme cette peur,
Un état premier, comme ce bleu du débutant,
Un état fondamental, comme ce bleu qu’on respire.
Ce bleu partout, pas si rare :
Omniprésent.