Je glane au rameau une feuille exhalée, que je porte à mes
sens pour caresser ses fragrances fines et soyeuses, elles m’enrobent de leur robe, je me distille en elles, et m'assoupis légèrement sur le contour de leurs
naissances.
Un trait doré du soleil me cajole à la lèvre, je me
relève, il fait si beau ! Pourquoi ne pas flâner plus loin ?
J’abandonne la feuille sur les marches de roche, seul son
arôme sur mes impressions demeure en ma mémoire.
par Frederianne
publié dans :
Poésies
11
Je tangue
Languissante
Te harangue
Aimante
Je penche
Me cimente
A tes hanches
Aimantes
Je danse
Tes attentes
Qu’à l’avance
Je tente
Je cambre
Innocente
Et nos membres
Ressentent
Le sens
Des ententes
En séance
Prenante
Le sens
Des ententes
D'insolence
Amantes
.
..........................................................................
Pour "Papier-Libre", où la consigne de
Juliette était : Tango.
..........................
par Frederianne
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Poésies
6
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Ailes
_________________
Flotter à l’abandon du regard où scintille
L’illimité profond sous le noir des pupilles,
Encore électrisés par les foudres d’instinct
Qui s’arquèrent le long des courbes du satin,
Laisser se diffuser l’effet des alchimies,
Essoufflés d’absolus, à leur influx soumis,
Sentir entre ses seins la corolle épanouie
Du soleil décroché d’un coup d’aile ébloui,
Et l’amour distiller son philtre dans le corps,
L’avoir bu à sa source, et le goûter encore,
Flotter à l’abandon du regard où scintille
L’illimité profond sous le noir des pupilles.
Frederianne
par Frederianne
publié dans :
Poésies
22
Une poudre de couleur
S'attache à grimer de fleurs
Les ombres dont mes humeurs
Ont peint les creux de mon coeur
Il déborde de mon col
Des pétales et corolles
Prenant mon esprit en vol
Hors des basses idées folles
Soulevée du sol mineur
C'est un baiser qui m'effleure
Et qui d'infinie douceur
M'offre une paix de vainqueur
Nul mur à mon évasion
N'impose de rebellion
Les plus sombres tourbillons
Se font danse à papillon
Une poudre de couleur
S'attache à sculpter en fleur
Tous les grés de mon humeur
En deux elytres à mon coeur

...et l'illustration se trouve : ici
.
par Frederianne
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Poésies
8
J'ai vu venir le premier gris des frimas,
pleurant dans l'air comme des piquants d'étoiles.
Le tissu des feuilles avait soufflé sa poussière
aux ramures des arbres,
et les courbes de terre
avaient retrouvé leur marron des sources.
Alors, tandis qu'au ciel bleu cassé
la lueur du soleil s'éloignait pour un tour,
je me suis réfugiée
dans l'odeur rose café de tes bras.
pour sommeiller jusqu'au printemps,
sous les effluves de nos rêves colorés.

(écrit pour "les couleurs imaginaires" de Maline)
(Et magnifiquement illustré en "Rêves hivernaux" par France)
par Frederianne V.
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Poésies
5

viens t'etendre un peu
oublie tout le reste
ne fais plus qu'un geste
viens t'étendre un peu
ouvre à l'interieur
aux instants rieurs
le rêve est propice
aux plus doux auspices
viens t'étendre un peu
embaumer ta tête
de pensées d'esthète
poser sur tes yeux
la beauté d'un lieu
où les fleurs sauvages
baignent ton visage
viens t'étendre un peu
laisse toi glisser
et sens s'immiscer
les suaves délices
coulant du calice
des grandes corolles
dont tes idées volent
les formes ouvertes
à la découverte
viens t'étendre un peu
par Frederianne
publié dans :
Poésies
9

L'aura foncée de l'air sur la terre humide a recouvert l'alentour d'une pensée brune, et la clarté des étoiles apporte au demi-jour mourant un apaisement inattendu.
Dans le ciel, encore transparent au rivage de l'horizon, les derniers flots sanglants de lumière se fondent en brume floue.
Le passé d'aujourd'hui n'est plus qu'un ruban d'ombres...
La neige dépose un soupir glacial sur son museau. La buée de son souffle s'évade, de chaleur en fraîcheur,
et il entend le son-émotion du piano,
collier égrenant ses arpèges dans l'air, tendu d'avalanche en cristaux,
tanière rassurante où l'attend l'être aimé.
Un frisson le secoue, mêlé de froid et de ravissement,
il va rentrer.
A l'abord du seuil, sa patte se lève, puis reste en attente :
un dernier regard en arrière,
en hommage.
par Frederianne Vervalet
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Poésies
10
Une ombre surhumaine jaillit de l'univers et éblouit l'espace
aux confins
de l'infiniment grand.
Il effleure l'intensité de ses soupirs brumeux,
et souligne l'existence de ses gestes feutrés par des ondes-éclairs de lumière chaude.
L’éclat de sa présence envahit la terre en méandres blonds,
et encense de clarté le ciel déjà bleu.
Il sèche doucement les ultimes scintillements de rosée,
et l'ombre de chaque chose apparaît à l'esprit
en une douceur ineffable.
L'espoir déplie sa voile,
comme si l'horizon, dégagé de toute tristesse,
en avait acquis la couleur profonde.
La tendresse de la vie renaît du désespoir,
et tend vers l'avenir sa confiance exaltée.
Le doute
vient s'effacer.
par Frederianne Vervalet
publié dans :
Poésies
7

Au goût de son écume rose
C'est le coeur qui monte à la tête
Et tous les mots dont on s'entête
Se noient dans ceux qu'elle y arrose
La robe fluide aux tons vermeils
De la liqueur d'être amoureux
Habille en tissu capiteux
Tous les songes qui s'ensoleillent
Alors dans un sourire hilare
S'envole le sifflet d'un merle
Filet qui s'enfle et qui déferle
Sur le monde sans crier gare
Prise entre nos respirations
La brise se change en nectar
Qu'allume le feu des pétards
Jetés de chaque pulsation
Et nous regardons chaque jour
Comme le plus beau des trésors
Avant n'était que pas encore
Et maintenant dure toujours
par Frederianne
publié dans :
Poésies
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